Lorsque nous entendons désaccord, n’entendons pas désamour.


Ne prenons pas l’expression d’un refus pour une marque de désamour de la part de notre partenaire, quelle que soit la nature de la relation.

L’autre est toujours libre de ne pas satisfaire l’un de nos besoins, de ne pas répondre à l’une de nos attentes. Parce qu’il ou elle ne veut pas, ne peut pas ou n’est pas disponible.

Pour autant, cela ne veut pas dire que la relation toute entière est remise en question, que la personne nous rejette et ne nous aime plus.

C’est bien souvent comme cela que nous interprétons – plus ou moins consciemment – le refus, le « non ».

Et c’est d’ailleurs pour cela que nous avons souvent peur de formuler des demandes claires, précises et directes. La réponse pourrait être négative et cela s’apparenterait dans notre esprit à un rejet, à une exclusion ou à une marque de désamour.

En réalité, ce n’est, je pense, que rarement ce que veut nous dire notre interlocuteur, qui tente simplement de nous dire qu’il ne peut ou ne souhaite pas répondre à ce besoin ou cette attente précise, là maintenant.

Ce que ce refus provoque en nous est en revanche une belle occasion de déceler le besoin qui n’est pas satisfait chez nous et de chercher des ressources pour y parvenir, même si cela doit se faire sans l’aide du partenaire.

Ou simplement d’observer ce besoin non-satisfait tel qu’il est, et d’accepter que pour l’instant, il n’est pas comblé, mais qu’il pourra l’être ultérieurement.

Nos relations ne sont pas gravées dans le marbre. Elles évoluent, changent. Grandissent ou se délient. Ce qui est vrai un jour ne l’est peut-être plus le jour suivant.

Parfois le lien se distend, parfois il se resserre, sans forcément que son essence soit remise en cause. Parfois l’un des partenaires veut. Parfois il ne veut plus. Parfois c’est l’autre qui veut. Puis ne veut plus.

Apprenons à accompagner ces fluctuations plutôt que de les combattre en tentant de maintenir la relation dans un statu quo qui convenait il y a un an, trois mois, hier, certes, mais qui n’est peut-être (et probablement) plus adapté aujourd’hui.

Apprenons à faire le point régulièrement – avec nous-même et avec notre partenaire – sur l’état de notre lien et les besoins, attentes, projets, envies qui y sont en jeu. Évaluons avec objectivité notre responsabilité dans ce lien. Demandons-nous à deux comment s’y adapter au mieux et créons des solutions nouvelles.

Apprenons à faire confiance en ce que nous avons créé avec l’autre, en la force de notre lien.

Osons avoir confiance.
En nous et en l’autre.

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