Oser et avoir confiance.

Je suis la première à vouloir comprendre tous les tenants et les aboutissants d’une situation, de mon histoire personnelle et de ses conséquences sur le présent, sur mes réactions et sur les comportements qui en découlent.

J’analyse énormément, je structure, je réanalyse. J’aime cela car c’est le moyen que j’avais trouvé enfant pour me protéger (notamment des émotions fortes), me rassurer et me distancer des situations difficiles. Cela me donnait/donne l’impression (et j’insiste sur le mot « impression ») de rester maitre de la situation, de rester dans le contrôle.

Je suis consciente de tout cela et c’est ok.

Je l’accepte d’autant plus que cette compétence me permet à présent de vous accompagner en coaching. Je lui ai donné un sens nouveau.

Lorsque nous faisons face à une épreuve (quelle qu’elle soit), nous pouvons mettre en place des mécanismes de protection, à l’instar de celui que je viens de décrire. Nous tendons à « réagir contre » (par l’attaque ou la fuite par exemple) au lieu d' »agir avec », d’accompagner et de solutionner.

Rester dans l’analyse et la recherche de compréhension, rechercher des « coupables », s’isoler ou masquer ses failles (par exemple) sont autant de réactions qui nous enferment dans une sorte de passivité et nous coupent de notre force décisionnelle.

En focalisant toute notre attention sur le passé et/ou sur la cause (supposée) de nos maux ou difficultés, nous en oublions de chercher des solutions concrètes pour y remédier. Nous nous enfermons dans les émotions et réactions connues et donc, justement dans la situation qui nous pose problème.

Nous restons bloqué.e à ce stade où nous en voulons à un élément extérieur, une personne, le destin, la malchance, les circonstances (ou à nous-mêmes !) pour ce qui nous arrive, ce qui est également une manière de se placer dans une posture de victime et de se déresponsabiliser.

Parce qu’il est plus facile de faire ainsi. C’est plus « confortable » et rassurant.

Et c’est ok aussi. C’est humain.

Alors, même si j’aime comprendre et analyser et que je n’arrêterai pas de me prêter à l’exercice, j’expérimente aussi le non-contrôle (aka le lâcher-prise) et surtout l’ACTION dans le présent. Doucement et à mon rythme, car ce n’est pas forcément aisé.

Et c’est ok de ne pas y parvenir à tous les coups.

Il peut être difficile d’impulser un mouvement dans sa vie, de choisir de retourner la situation et de marcher contre le courant que nous avons toujours suivi.

Parfois, nous avons simplement besoin de rester quelques temps dans cette posture plus passive, car elle nous permet en premier lieu de prendre conscience de nos émotions et ressentis du moment. C’est se montrer bienveillant envers nous-mêmes que de nous autoriser cette étape intermédiaire.

Ainsi, lorsque nous faisons face à des situations difficiles, il est utile de prendre son temps pour accueillir les émotions provoquées, accueillir la tristesse, la peur, la colère. Je dirais même que ce temps d’accueil est indispensable !

Le tout est de faire ensuite son possible pour ne pas s’y enfermer.

Dès que l’on ressent une once de courage, un élan de vie minime, il est nécessaire de faire notre possible pour se lancer et poser le premier pas en avant.

Il peut s’agir d’une action minime, mais une ACTION quand même.

Même si cela fait peur.

Et ca fera d’ailleurs toujours peur…

Le fait même d’exprimer ces difficultés et de demander de l’aide en est également une.

Je peux vous l’assurer, si l’on procède étape par étape, petit pas après petit pas, cela porte ses fruits. On se rend témoin de notre avancée personnelle, on s’améliore, on se sent fier.e et motivé.e pour continuer sur cette voie.

C’est cela qui nous donnera la force et le courage d’avancer toujours plus loin et de se lancer des défis toujours plus importants pour nous.

C’est cela qui nous remet dans la vie.

Je sais de quoi je parle.

Soyez bienveillant.e avec vous-même, prenez tout le temps nécessaire pour accueillir vos douleurs, vos difficultés et vos blessures (et les comprendre si vous en ressentez le besoin), mais ne restez pas bloqué.e dans ce mode plus passif et réactif.

Apprenez à vous consoler et à demander de l’aide, puis à vous lancer malgré la difficulté des premières tentatives.

Osez rentrer dans l’action, être proactif.ve. Vous allez probablement essayer, vous tromper, réessayer, tester, ajuster, vous retromper, réussir une fois, puis vous tromper à nouveau, puis réussir deux fois…

Et tout cela est ok.

C’est comme ça que se déroule tout apprentissage, de la marche à la parole, du vélo à la nage…

Osez vous lancer et tomber. Osez vous lancer encore et tomber à nouveau. La chute sera à chaque fois moins haute et impressionnante !

Osez vous sentir fier.e d’accepter cet apprentissage et tout ce qu’il implique. Osez entrer dans l’action, dès que vous le pouvez.

Osez et ayez confiance.

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