Qui suis-je ?


Ce qui compte ici, c’est vous.

Mais peut-être êtes-vous curieux.se d’en savoir un peu plus sur moi avant de vous lancer. Et c’est bien légitime.

Pour qu’un accompagnement soit bénéfique, je pense qu’il est essentiel que nous formions une alliance, que nous travaillions en harmonie. En somme, il faut que « le courant passe » et que vous vous sentiez à votre aise en ma compagnie – l’inverse est également vrai.

Les mots qui suivent vous permettront de découvrir les grandes lignes de mon histoire de vie, de vous faire une première idée de ma personnalité, de mes sensibilités et de mon approche de l’accompagnement.

Voici donc un aperçu de qui je suis.


Crédits photo : Julie Meresse
http://www.juliemeresse.com/

Je m’appelle Elodie et au moment où j’écris ces lignes, j’ai 28 ans et je réside à Berlin, ma ville de coeur, depuis 5 ans.

Si j’ai choisi de devenir coach, un métier résolument tourné vers l’humain, ce n’est pas le fruit du hasard.

Les accompagnements que je propose sont imprégnés de ma personne et de mon histoire personnelle. C’est sur cette dernière que j’ai bâti ma personnalité et développé mes sensibilités, mon amour de l’autre et mes facultés d’écoute et d’empathie. C’est (en partie !) elle qui fait ce que je suis aujourd’hui.

Née en Savoie, je grandis principalement aux côtés de ma mère et de mes grands-parents, dans l’insouciance d’une enfance heureuse passée à la campagne. À l’âge de 11 ans, une ombre vient assombrir ce tableau : je perds ma mère. Je pars alors vivre auprès de mon père, sa compagne et mon petit frère, tout fraichement né.

Cette perte sera un tournant crucial dans la construction de mon identité.

Mon adolescence, en apparence sans vagues, fut en fait un véritable chaos intérieur. Beaucoup d’émotions se bousculaient en moi, que je n’arrivais pas à accepter et à embrasser. En fait, je ne les comprenais pas. Elles me faisaient peur et n’avaient donc pas le droit d’exister. Je ne leur ai laissé que peu de place et ai pris grand soin de les cacher derrière une façade qui devenait de jour en jour plus solide et épaisse.

De longues années durant, j’ai avancé cachée derrière ce masque, une belle coquille de protection. J’étais devenue une personne sur ses gardes et un peu effacée, et en même temps rêveuse et dotée d’un univers intérieur riche. L’image que l’on renvoyait de moi me convenait donc bien : pour les autres, j’étais une jeune fille réservée, qui ne parle pas beaucoup et qui surtout ne fait pas de vagues.

Pratique. Autant pour eux que pour moi.

Le parcours fut long pour ne serait-ce que prendre conscience de tout cela. Pour envisager le fait que peut-être n’étais-je pas cette jeune adulte si timide, mais que je m’étais simplement sur-adaptée et convaincue que c’était le cas. Comme une sorte de fatalité.

C’est au début de ma vie étudiante que commence alors le long parcours d’introspection qui me fera grandir et découvrir qui je suis, pas à pas, au prix de nombreux efforts et de « claques émotionnelles ».

Jusqu’à il y a peu, je n’ai jamais bien su ce que je voulais vraiment faire de ma vie. Et puisqu’il fallait bien trouver quelque chose à la sortie du lycée, j’ai tenté plusieurs voies. Davantage par défaut que par réelle et profonde envie. Deux mois de médecine et un semestre de biologie plus tard, je retournais finalement à mes premières amours : les langues étrangères. Toujours sans conviction profonde, ou du moins sans plan-d’avenir-sur-les-5-prochaines-années, comme on pourrait l’attendre de nous à cet âge-là.

Disons que c’était pour moi le meilleur compromis. La meilleure manière de me donner une consistance aux yeux de la société et de mon entourage et de faire quelque chose qui me convenait plus ou moins.

En 2015, à l’issue d’un master, je décroche mon diplôme de traductrice spécialisée.

À la suite de ces cinq années d’études que j’ai vécues comme très fastidieuses, je pose mes valises dans notre chère Berlin. Une ville que je chéris toujours autant, et au sein de laquelle je me suis fait une place. Mois après mois. J’y ai trouvé une bouffée d’air frais, une sacrée dose de liberté et une famille de coeur.

Oh, doux mensonges, bercez-moi d’illusions…

Quand je disais plus haut que je n’ai jamais bien su ce que je voulais faire de ma vie, je n’ai pas dit toute la vérité. En réalité, j’ai toujours su ce que je souhaitais faire. Ou du moins la direction que je voulais donner à mon existence professionnelle.

Enfant déjà, je voulais être tour à tour « infirmière pour chevaux », vétérinaire, médecin. Et plus concrètement, à la fin du lycée, une petite voix en moi tentait de me pousser à faire des études de psychologie. C’était déjà là, tout au fond de moi. Un peu enfoui, et surtout bien protégé par les injonctions extérieures et autres excuses que je n’ai eu aucun mal à me trouver.

Cette voix, je ne l’ai pas écoutée.

Je pensais qu’il fallait que je me trace un chemin raisonnable et me suis donc lancée dans une (bébé-)carrière de traductrice qui me semblait correspondre à cette injonction et me faisait rentrer dans « le bon cadre ». Mais cela fut loin de me plaire, alors ne parlons même pas d’épanouissement….

Lorsque l’on fait taire ces petites voix qui sont là pour nous guider, cela crée des dissonances, le sentiment que quelque chose ne va pas. Que l’on n’est pas à notre juste place, pas en phase avec nous-même. Que l’on se ment sans vouloir vraiment se l’avouer.

C’est tout, sauf un sentiment d’harmonie intérieure.

Sauf qu’il n’est pas si simple d’être complètement honnête avec soi-même. Cela peut faire peur, alors il n’est pas étonnant que l’on ne s’autorise pas souvent à le faire.

C’est à ce moment que l’on se fabrique des excuses.

Tes petites voix, les entends-tu ? Et bien écoute-les maintenant !

Ce qu’il s’est passé au début de l’année 2018, (je me trouvais alors au coeur d’un processus thérapeutique, qui m’y a aidé) c’est que j’ai fait taire la voix de la raison pour commencer à écouter davantage la voix du coeur. Celle qui me disait depuis plus de 10 ans que je voulais venir en aide à autrui, me rendre utile.

Je me suis reconnectée à ce que je voulais offrir au monde, à ma raison de me lever le matin.

Au cours de ces dix dernières années, je me suis apprivoisée. J’ai fait connaissance avec qui je suis réellement.

J’ai appris à faire face à mon histoire, à embrasser les émotions que j’avais eu tant de mal à accepter, à m’ouvrir aux autres. J’ai appris à dévoiler à tâtons la personne qui se cachait derrière ce masque épais. J’ai appris à faire des choix, à aimer, à faire confiance, ou non, à renoncer parfois. J’ai appris que je n’avais pas (ou plus) besoin de me protéger de mes propres émotions et de l’extérieur – ou que je pouvais le faire autrement qu’en m’adaptant constamment à mon environnement. J’ai appris que j’y avais ma place moi aussi.

Et surtout, que je devais la prendre et la revendiquer, cette place ! Parce que si je ne le faisais pas moi, personne ne le ferait pour moi.

La (re)(re)naissance.

Ce que je tire de mon histoire de vie et ensuite de cette longue période d’introspections en tous genres, c’est la découverte progressive de mon moi authentique et chaleureux, mon « moi vivant ». Celui que cette période sombre est venue recouvrir d’un voile opaque.

Me recentrer sur moi et essayer de me comprendre pour vivre au plus près de ce à quoi j’aspire est le plus beau cadeau que je me suis fait, et que je continue de me faire chaque jour. C’est ma résilience, ma renaissance, et je poursuis chaque jour sur cette voie du mieux que je peux.

Ce que j’en tire également, ce sont des sensibilités prononcées à l’égard des personnes comme moi qui, par peur de se montrer telles qu’elles sont, pensant peut-être qu’elles ne seraient jamais dignes d’être aimées pour ce qu’elles sont, se cachent derrière une façade, ou au contraire, dans l’ombre d’autres personnes qu’elles considèrent comme « plus aimables » qu’elles.

Aujourd’hui, c’est ce long travail sur moi – qui n’est, je pense, jamais terminé – que je veux retransmettre. Je veux offrir à autrui la possibilité de se découvrir, de trouver sa sérénité intérieure et d’établir de bonnes bases pour trouver le point d’équilibre qui permet un épanouissement dans tous les domaines de la vie. Et je suis intimement convaincue que cela passe en premier lieu par soi-même, par un recentrage sur la sphère personnelle.


Je veux faire éclore la beauté que chacun.e renferme en soi. Je veux voir les gens briller, oser être ce qu’ils sont sans craindre de gêner ou de perdre l’amour d’autrui, oser rêver du meilleur pour eux, oser vivre tel qu’ils l’imaginent !

Je veux voir les gens exister pleinement, tout simplement.


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